Située au large du port de Yokosuka, Sarushima est la seule île naturelle de la baie de Tokyo et sa plus grande île inhabitée, avec une circonférence d’environ 1,6 km. Sa position à l’entrée de la baie de Tokyo en a fait un point stratégique pour la défense de la capitale depuis la fin de l’époque d’Edo. Aujourd’hui, c’est une île de loisirs facilement accessible en une dizaine de minutes par une navette maritime dédiée.
Le littoral est presque entièrement rocheux, mais une plage de sable se trouve juste à côté de l’embarcadère. Il est possible de s’y baigner et d’y faire un barbecue. Une boutique louant les ustensiles et le matériel nécessaires permet de venir les mains vides, à l’exception des ingrédients. Un bâtiment administratif abrite une salle polyvalente exposant des objets mis au jour à Sarushima ainsi que le centre d’accueil de Sarushima.
À l’intérieur de l’île apparaissent d’imposants vestiges en brique. Les parois de tranchées, les tunnels et les dépôts de munitions se succèdent, enfouis dans la végétation, donnant au site des allures de base secrète. Il s’agit des vestiges d’une forteresse autrefois construite pour défendre la capitale, devenus célèbres pour leur ressemblance avec le film du Studio Ghibli « Le Château dans le ciel ». De précieuses structures subsistent, notamment des vestiges en brique réalisés en appareil français, aussi appelé appareil flamand, ce qui a valu au site d’être classé lieu historique national. Il faut environ une heure pour faire le tour de l’île à pied. Des visites guidées sont également proposées.
À retenir
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Explorer les mystérieux vestiges de la forteresse, particulièrement photogéniques.
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Un service permet, sur réservation préalable, de récupérer les ingrédients à l’embarcadère de Mikasa ou à l’Ocean’s Kitchen, sur l’île.
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L’île conserve également une légende liée au moine Nichiren. Celui-ci aurait entendu l’histoire d’un homme qui s’était coupé le pied sur un turbo après avoir traversé de Sarushima jusqu’à la rive opposée. Lorsqu’il récita le daimoku, les pointes des coquillages disparurent. On raconte donc qu’aujourd’hui encore, les turbos des environs n’ont pas de pointes.
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L’île possède aussi une nature foisonnante, où l’on peut observer des plantes et des insectes rares.