Je suis surtout venu pour le marché artisanal de Zōshigaya, organisé au temple Kishimojindō et au sanctuaire Ōtori-jinja. Toutes les œuvres sont vendues directement par leurs créateurs, sans produits de grossistes. La visite ressemble à une exposition d’artisanat du quotidien, chaque stand ayant vraiment sa propre identité. Il faut dire que les anciens édifices, le ginkgo millénaire et les étals des artisans composent un paysage unique, donnant au temple Kishimojindō un visage différent de celui des jours ordinaires. Dans l’enceinte se cache aussi Kamikawaguchiya, une confiserie traditionnelle fondée en 1781. Au Daikokudō, on peut également goûter les mitarashi dango exclusifs de Habutae Dango. En dehors des jours de marché, ils ne sont proposés que les jours fériés. Si vous en trouvez, je recommande vivement d’y goûter.
Temple Kishimojindō | Avis de Holly
Autres avis de Holly
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Quartier historique de Kurashiki Bikan
Le quartier historique de Kurashiki Bikan séduit par ses rues pleines de charme, bordées d'anciens entrepôts aux murs blancs, de murs namako et de saules. Ses bâtiments traditionnels et son paysage rétro-moderne le long de la rivière Kurashiki sont très appréciés des touristes.
Le quartier historique de Kurashiki Bikan est, à mon avis, un vieux quartier japonais qui se prête particulièrement bien à une découverte tranquille. Il n’a rien d’artificiel ni de forcé : les murs blancs, les tuiles noires, la rivière Kurashiki, les saules et les maisons anciennes s’entremêlent pour donner à tout le quartier une atmosphère vraiment unique. En journée, on peut prévoir de visiter le musée d’art Ohara, le sanctuaire Achi, Hayashi Genjuro Shoten, le Kuniyoshi-kan et d’autres lieux, tout en faisant quelques pauses pour goûter des desserts, découvrir de petites boutiques, acheter des souvenirs ou participer à certaines activités. En réalité, la visite prend plus de temps qu’on ne l’imagine.
J’y suis moi-même allé plusieurs fois, et mon impression la plus nette est la suivante : Kurashiki ne se découvre pas entièrement en une seule visite. La première fois, l’attention se porte sans doute sur le paysage emblématique au bord de la rivière et l’atmosphère des vieilles rues. Puis, lors des visites suivantes, on découvre les petites boutiques dans les ruelles, les bâtiments anciens, les sanctuaires et quelques espaces d’exposition plus discrets. Tout cela se mêle pour créer une sensation de calme et de liberté, et permet de ressentir le paysage né de la rencontre entre le présent et le passé. L’atmosphère change aussi selon l’heure de la visite.
Je recommande vraiment de rester au moins jusqu’au crépuscule, voire jusqu’au soir. En journée, Kurashiki est plus animé et les touristes sont nombreux. Après le coucher du soleil, la foule se disperse peu à peu, les commerces ferment les uns après les autres, et les rives ainsi que les rues aux murs blancs deviennent au contraire très calmes. Lorsque les lumières nocturnes se reflètent sur l’eau et les murs blancs, l’impression est complètement différente de celle de la journée. Si le temps le permet, je conseille d’y consacrer au moins une demi-journée, voire une journée entière, plutôt que d’en faire une simple étape au passage près d’Okayama.
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Skyliner
Le Skyliner est un train express desservant l’aéroport qui relie le centre de Tokyo à l’aéroport de Narita à une vitesse exceptionnelle, en seulement 36 minutes au minimum. Il ne dessert que quatre gares : Ueno, Nippori, Aéroport Terminal 2 (terminaux 2 et 3 de Narita) et Aéroport de Narita (terminal 1 de Narita). Sans correspondance, il permet de se déplacer rapidement entre le centre de Tokyo et l’aéroport de Narita, avec jusqu’à trois départs par heure.
Le Skyliner est très pratique pour les personnes qui séjournent dans les quartiers d’Ueno ou de Nippori. Si l’hébergement se trouve près d’Asakusa, prendre une correspondance à Ueno n’est pas non plus trop compliqué.
Il faut simplement savoir que j’avais acheté mon billet à l’avance à Taïwan, pensant gagner du temps en l’échangeant sur place. Mais tout le monde avait manifestement eu la même idée : il y avait une très longue file au guichet d’échange, alors qu’il y avait moins de monde pour acheter directement un billet au guichet voisin. J’ai finalement attendu près d’une demi-heure avant de pouvoir récupérer mon billet et monter dans le train. Même en ayant acheté son billet à l’avance, il est donc conseillé de prévoir un peu plus de temps après l’arrivée à Narita, surtout lorsque plusieurs vols très fréquentés arrivent en même temps, car le guichet d’échange peut être saturé.
Dans l’ensemble, le Skyliner est rapide et confortable. Je le recommande vivement aux voyageurs séjournant près d’Ueno ou de Nippori. Cependant, acheter son billet à l’avance à Taïwan ne garantit pas forcément un gain de temps sur place. Aux heures de pointe, il faut tout de même prévoir du temps pour faire la queue afin d’échanger son billet.
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Aéroport international de Narita
Cet aéroport international, fréquenté par environ 44 millions de passagers par an (chiffres de 2019), est la porte d’entrée aérienne de la région métropolitaine de Tokyo. Depuis son ouverture en 1978, il a enregistré environ 6 millions de mouvements d’avions sur ses liaisons nationales et internationales. Son code « NRT » jouit d’une grande notoriété non seulement en Asie, mais aussi dans le monde entier.
Cette fois, je suis arrivé assez tôt à l’aéroport de Narita, ce qui m’a laissé le temps d’examiner tranquillement ses installations. Ce qui m’a beaucoup marqué, c’est qu’on trouve près des comptoirs d’enregistrement des sièges et des espaces de travail équipés de prises électriques. Au premier abord, je n’ai pas pu m’empêcher de trouver ça vraiment très « esclave de l’entreprise », mais à bien y réfléchir, un aéroport international accueille effectivement beaucoup de voyageurs d’affaires qui doivent régler des urgences professionnelles. Pouvoir s’asseoir et travailler sur son ordinateur est en fait une attention très appréciable.
Les services de bagages avant le départ sont également très complets. Chaque terminal dispose d’une zone pour réorganiser ses bagages et de balances permettant d’en vérifier le poids avant l’ouverture des comptoirs des compagnies aériennes. D’après mon expérience, les chiffres différaient peu de ceux affichés au comptoir, ce qui permet d’ajuster ses bagages à l’avance. Le terminal 1 propose aussi un service d’emballage des bagages sous film plastique. En cas de crainte que la valise soit rayée ou endommagée en soute, il est possible d’arriver plus tôt pour s’en occuper.
Après le contrôle, on trouve encore des boutiques hors taxes, des restaurants et des magasins jusque dans certaines zones d’embarquement. On ne se retrouve donc pas sans rien juste après avoir passé la sécurité. Toutefois, comparé à l’aéroport du Kansai, rénové ces dernières années, je trouve personnellement que l’espace commercial de Narita est un peu plus modeste. Les prix de la restauration ne sont pas excessivement élevés ; ce qui m’a vraiment frappé, c’est plutôt le prix de l’eau en bouteille.
J’aime aussi beaucoup les distributeurs de gachapon de l’aéroport de Narita. On en voit déjà beaucoup après être arrivé à l’aéroport en train, avec aussi bien des personnages populaires que des modèles plus confidentiels. S’il reste quelques pièces de 100 yens à la fin du voyage, c’est l’endroit idéal pour écouler sa monnaie. On y trouve parfois même des articles qu’on ne croise pas forcément en ville.
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