En 1873, après la levée de la longue interdiction liée à la persécution des chrétiens, les fidèles d’Urakami projetèrent de construire une église, mais ne parvinrent pas initialement à réunir les fonds nécessaires. Les travaux commencèrent en 1895 d’après les plans du père Fraineau. Trente ans plus tard, en 1925, fut achevée une cathédrale romane en pierre et en brique, réputée être la plus imposante d’Orient.
Les deux tours de la façade, d’une hauteur impressionnante de 26 m et équipées de cloches de l’Angélus, faisaient la fierté des fidèles et étaient devenues un symbole de leur foi. Mais le 9 août 1945, le souffle de la bombe atomique détruisit entièrement l’église en un instant, faisant également s’effondrer les cloches de l’Angélus.
Les cloches de l’Angélus furent ensuite dégagées des décombres, et la cathédrale fut reconstruite en béton armé en 1959. En 1980, à l’occasion de la visite au Japon du pape Jean-Paul II, elle fut revêtue de carreaux de brique, devenant une belle église qui rappelle l’ancienne cathédrale d’Urakami.
Des statues en pierre et des vestiges endommagés par la bombe atomique sont exposés dans l’enceinte. Le centre liturgique Pietà attenant conserve et expose les cloches de l’Angélus qui étaient alors suspendues dans les tours.
À retenir
-
L’église est un lieu de prière pour les fidèles. Il convient de respecter les règles de bienséance lors de la visite.
-
À côté de la rivière, en contrebas à gauche de la cathédrale d’Urakami, se trouvent les vestiges du clocher, laissés dans l’état où ils sont tombés lors de l’explosion atomique.
-
À l’entrée principale se trouvent les statues de « Notre-Dame des Douleurs » et de « saint Jean l’Apôtre ».
-
La statue de la Vierge dont seule la tête a subsisté après l’explosion atomique est conservée dans l’église.
-
La cloche qui a résisté au souffle de l’explosion est suspendue dans la tour droite.