Guide touristique du Tōshōdai-ji, classé au patrimoine mondial : sites incontournables et informations pratiques

Guide touristique du Tōshōdai-ji, classé au patrimoine mondial : sites incontournables et informations pratiques

Dernière mise à jour :
Rédigé par :  GOOD LUCK TRIP

Temple principal de l’école Risshū, le Tōshōdai-ji compte parmi les temples les plus importants de l’histoire du bouddhisme japonais.
Véritable trésor de biens culturels témoignant de l’architecture et de l’art bouddhique de l’époque de Nara (710-794), il fait également partie des « Monuments historiques de l’ancienne Nara », inscrits au patrimoine mondial.
Cet article présente principalement l’histoire, les caractéristiques et les sites incontournables du Tōshōdai-ji.
Il rassemble aussi de nombreuses informations utiles, notamment sur les particularités de ses goshuin et la meilleure saison pour le visiter, afin de profiter pleinement d’une première visite.

Qu’est-ce que le Tōshōdai-ji ?

Situé dans le quartier de Gojō-chō, dans la ville de Nara, préfecture de Nara, le Tōshōdai-ji est le temple principal de l’école Risshū, l’une des six écoles bouddhiques de Nara.
Il fut fondé en 759 par le grand maître Ganjin, venu de la Chine des Tang afin de transmettre au Japon les règles monastiques correctes.
De nombreux bâtiments et statues bouddhiques désignés trésors nationaux ou biens culturels importants subsistent encore, notamment le kondō et la salle de lecture édifiés à l’époque de Nara.
En 1998, le temple a été inscrit au patrimoine mondial en tant qu’élément des « Monuments historiques de l’ancienne Nara ».
Il conserve encore aujourd’hui l’apparence de cette époque. Son enceinte à l’atmosphère solennelle permet de découvrir une architecture de style chinois profondément marquée par la culture Tenpyō, ainsi que l’histoire liée au grand maître Ganjin.
Les jardins qui changent au fil des saisons, les bâtiments du temple se détachant sur le ciel bleu et les cérémonies traditionnelles organisées à chaque saison comptent également parmi ses attraits.
La divinité principale est la statue assise de Rushana Butsu, qui représente la vérité de l’univers.
Elle est réputée apporter la sérénité du corps et de l’esprit, et les fidèles peuvent notamment prier pour la paix intérieure et l’harmonie familiale.

Le Tōshōdai-ji abrite de nombreux trésors nationaux et biens culturels importants
Le Tōshōdai-ji abrite de nombreux trésors nationaux et biens culturels importants

Les origines du Tōshōdai-ji

Après de nombreux échecs et malgré la cécité, le grand maître Ganjin parvint au Japon en 753 lors de sa sixième traversée.
À cette époque, le Japon ne comptait aucun maître officiellement habilité à conférer les préceptes monastiques. L’arrivée de Ganjin revêtit donc une importance majeure pour la formation des moines et le développement du bouddhisme.
Par la suite, sur l’ancien domaine du prince Niitabe que lui avait cédé la cour impériale, il fonda en 759 le Tōritsu Shōdai, un temple privé servant de lieu de formation monastique.
À l’origine, le site était modeste et ne comprenait notamment qu’un dépôt de sûtras et un dépôt des trésors. Il servit néanmoins de lieu d’étude des enseignements et des préceptes de Ganjin, où furent formés de nombreux moines.
Après la mort de Ganjin, les efforts de ses disciples, dont Nyohō, permirent l’achèvement du kondō dans la seconde moitié du VIIIe siècle et l’aménagement de l’ensemble monastique. Le temple aurait ensuite reçu le statut d’établissement officiellement reconnu par le gouvernement et pris le nom de Tōshōdai-ji. Il a depuis été reconstruit et restauré au fil des époques pour parvenir jusqu’à nous.

Accès au Tōshōdai-ji

Voici comment rejoindre le Tōshōdai-ji depuis la gare JR de Nara, l’un des principaux points de départ pour visiter la ville.
Un bus régulier permet de rejoindre directement l’entrée du temple, mais il ne circule qu’environ toutes les 30 minutes. Il est donc conseillé de consulter les horaires à l’avance.
Le même bus permet également de s’y rendre depuis la gare Kintetsu-Nara de la ligne Kintetsu.
La gare la plus proche du Tōshōdai-ji est toutefois celle de Nishinokyō, sur la ligne Kintetsu, située à environ 10 minutes à pied.
Cette gare se trouvant également près du Yakushi-ji, classé au patrimoine mondial, il est recommandé de visiter les deux temples tout en se promenant dans les rues alentour.

Itinéraire
1. Depuis la gare JR de Nara, rejoindre à pied l’arrêt no 6 de la sortie est de la gare JR de Nara.
2. Prendre à cet arrêt le bus Nara Kotsu no 78 à destination du Nara Prefecture General Medical Center, descendre à « Tōshōdai-ji », puis marcher 1 minute
Autre itinéraire possible : prendre le bus Nara Kotsu no 98 à destination de Hōryūji-mae et descendre à « Tōshōdai-ji Higashiguchi »
Durée du trajet
Environ 25 minutes

Tarifs et horaires de visite du Tōshōdai-ji

Le Tōshōdai-ji est ouvert de 8 h 30 à 17 h. La dernière entrée est fixée à 16 h 30.
Les tarifs sont les suivants.

Adultes et étudiants
1 000 yens
Lycéens
400 yens
Collégiens
400 yens
Écoliers
200 yens

Quelle est la meilleure saison pour visiter le Tōshōdai-ji ?

Le printemps est la saison la plus recommandée pour visiter le Tōshōdai-ji.
L’une des principales raisons est la présence du rare qionghua, une fleur réputée offerte par la ville de Yangzhou, en Chine, patrie du grand maître Ganjin.
De fin avril à début mai, période de pleine floraison, le jardin Kuge-en du Mieidō, habituellement inaccessible, ouvre exceptionnellement ses portes. Il est alors possible d’admirer les délicates fleurs blanches du qionghua, semblables à celles de l’hortensia à bonnet de dentelle.
Les fleurs aux teintes douces qui ornent l’enceinte s’accordent en outre avec la jeune verdure, composant un paysage pictural sur fond de bâtiments historiques et d’édifices monastiques.
Dans cet espace baigné de silence, la douce lumière printanière et le parfum des fleurs offrent un moment particulièrement apaisant.

Le Tōshōdai-ji au printemps, paré de fleurs de qionghua
Le Tōshōdai-ji au printemps, paré de fleurs de qionghua

À ne surtout pas manquer ! 5 sites incontournables du Tōshōdai-ji

Le Tōshōdai-ji abrite un très grand nombre de bâtiments précieux qui transmettent jusqu’à nos jours son histoire et ses traditions, dont plusieurs trésors nationaux et biens culturels importants.
Voici une sélection de cinq sites particulièrement recommandés.
Qu’il s’agisse des plus anciens bâtiments ou des seuls vestiges encore existants, chacun permet d’observer des styles architecturaux et des éléments culturels uniques.
Lors d’une visite au Tōshōdai-ji, ces cinq lieux sont absolument incontournables.

1. Le kondō

Classé trésor national, le kondō est un précieux vestige : c’est le seul bâtiment principal datant de l’époque de Nara encore conservé.
Édifice central du temple, il abrite les statues bouddhiques et constitue un espace où moines et fidèles étudient les enseignements du bouddhisme et prient.
Sa construction imposante, coiffée d’un toit à croupes couvert de tuiles, hérite du style des Tang tout en présentant une beauté adaptée au climat et à l’environnement japonais. Sa façade de sept travées et sa profondeur de quatre travées lui confèrent une allure majestueuse.
Dans la salle baignée d’une douce lumière sont alignées plusieurs statues classées trésors nationaux, dont la statue principale de Rushana Butsu, Yakushi Nyorai et Senju Kannon. Elles transmettent encore aujourd’hui l’atmosphère solennelle de l’époque Tenpyō (729-749).
Le lieu invite à ressentir la force sobre qui incarne l’esprit du Tōshōdai-ji et le poids d’une histoire longue d’environ 1 300 ans.

Le précieux kondō, qui conserve l’apparence de l’époque de Nara
Le précieux kondō, qui conserve l’apparence de l’époque de Nara

2. Le kyōzō

Classé trésor national, le kyōzō est le plus ancien bâtiment du Tōshōdai-ji et le plus ancien exemple japonais d’architecture azekura, une technique consistant à empiler horizontalement des pièces de bois.
Il s’agit d’un ancien grenier à riz de la résidence du prince Niitabe, antérieur à la fondation du temple, qui fut transformé. Il se caractérise par une structure simple dotée d’un toit à deux versants couvert de tuiles.
Le terme « kyōzō » désigne un bâtiment destiné à conserver les textes sacrés et les trésors d’un temple, dont le rôle principal est de transmettre les enseignements bouddhiques aux générations futures.
Son principal attrait est de permettre d’observer de près un vestige d’architecture azekura réputé plus ancien encore que le Shōsō-in.
L’ensemble dégage une atmosphère paisible, tandis que les assemblages des piliers et des poutres ainsi que les veines du bois témoignent avec dignité du passage des siècles.
Le hōzō situé juste au nord mérite également le détour, et les deux bâtiments côte à côte offrent une vue particulièrement harmonieuse.

Le kyōzō, plus ancien bâtiment japonais de style azekura
Le kyōzō, plus ancien bâtiment japonais de style azekura

3. Le korō

Construit en 1240 et classé trésor national, le korō est le seul pavillon à deux étages de l’enceinte.
Situé entre le kondō et la salle de lecture, il se distingue par une rare architecture shin-wayō, principalement inspirée du style japonais wayō tout en intégrant le style daibutsuyō, autrefois appelé tenjikuyō, de l’époque de Kamakura.
Les deux niveaux sont dotés d’une galerie et d’une balustrade, tandis que les parois comportent des portes et des fenêtres à treillis. À l’intérieur, un reliquaire abrite le Kinki Sharitō, trésor national représentant une tour posée sur une tortue dorée.
À l’origine, un korō est un bâtiment associé à un clocher, où l’on fait notamment résonner un tambour afin d’annoncer les cérémonies ou l’heure.
Au Tōshōdai-ji, il n’abrite toutefois pas de tambour, mais des reliques du Bouddha, c’est-à-dire des ossements de Shakyamuni, rapportées de Chine par le grand maître Ganjin. Il est donc aussi souvent appelé Shariden, ou pavillon des reliques.

Le korō, qui abrite des reliques du Bouddha
Le korō, qui abrite des reliques du Bouddha

4. La salle de lecture

Classée trésor national, la salle de lecture est un bâtiment transféré depuis le Higashi Chōshūden du palais de Heijō.
Lors de son déplacement, il fut transformé pour servir de bâtiment religieux : un toit à pignons brisés fut ajouté, ainsi qu’un plafond laissant apparaître la profondeur des combles, des fenêtres et des accès, créant ainsi un espace ouvert.
Une salle de lecture est un lieu où les moines étudient la doctrine bouddhique, débattent et célèbrent des offices.
Son apparence actuelle aurait été largement influencée par des réparations effectuées à l’époque de Kamakura (1185-1333). Seul exemple subsistant de l’architecture palatiale de l’époque de Nara, le bâtiment demeure toutefois extrêmement précieux en raison des traces qu’il conserve de cette période.
Il abrite notamment la statue principale assise de Miroku Nyorai, datant de l’époque de Kamakura et classée bien culturel important, ainsi que les statues debout de Jikokuten et Zōchōten, datant de l’époque de Nara et classées trésors nationaux.
Ce lieu exceptionnel permet de ressentir l’atmosphère historique d’un édifice ayant longtemps servi à l’enseignement, ainsi que l’évolution et la fusion des techniques architecturales au fil des époques.

La salle de lecture, vestige de l’architecture palatiale de l’époque de Nara
La salle de lecture, vestige de l’architecture palatiale de l’époque de Nara

5. Le Kaisandō

Le Kaisandō fut initialement construit durant l’ère Genroku (1688-1704) comme sanctuaire destiné aux esprits des shoguns successifs de la famille Tokugawa. Il fut transféré à son emplacement actuel en 1881 afin d’abriter une statue vénérée du grand maître Ganjin.
Après le transfert de la statue de Ganjin au Mieidō, il fut rebaptisé Honganden et consacré notamment à Tokugawa Ieyasu.
En 2013, il reprit le nom de Kaisandō. Il abrite aujourd’hui une statue de substitution reproduisant l’apparence du grand maître Ganjin.
Outre son architecture historique, le Kaisandō permet d’admirer à tout moment une représentation vénérée de Ganjin. La statue assise originale de Ganjin n’est pas visible en dehors des périodes d’exposition spéciale.
L’intérieur est baigné d’une atmosphère paisible, et le contraste avec le jardin de mousse qui l’entoure est particulièrement beau.
Le lieu invite à rendre hommage au grand maître Ganjin tout en exprimant sa gratitude pour ses accomplissements et sa contribution au bouddhisme japonais.

Le Kaisandō consacré au grand maître Ganjin
Le Kaisandō consacré au grand maître Ganjin

Peut-on recevoir un goshuin au Tōshōdai-ji ?

Un goshuin est une calligraphie accompagnée de sceaux, reçue comme preuve d’une visite dans un sanctuaire ou un temple, ou dans le cadre d’une pratique spirituelle.
Le Tōshōdai-ji propose principalement les quatre types de goshuin suivants.

Goshuin de Rushana Butsu
Le goshuin emblématique du Tōshōdai-ji. Le nom de Rushana Butsu, divinité principale du kondō, y est calligraphié à l’encre noire, avec au centre le nom et le sceau du temple.
Il existe également une version faisant office de goshuin du 26e temple du pèlerinage des 88 lieux sacrés du nord de Yamato.
Goshuin de Senju Kannon
Il porte la calligraphie et le sceau de Senju Kannon, dont la statue est abritée dans le kondō.
Goshuin du grand maître Ganjin
Un goshuin en mémoire de l’esprit du fondateur, le grand maître Ganjin. Il se distingue par un sceau représentant sa silhouette.
Goshuin de la Lotus Road, Rengezō, disponible pour une durée limitée
Une édition spéciale ornée d’un motif de lotus composé par superposition de sceaux, à découvrir en parcourant quatre temples : le Tōshōdai-ji, le Saidai-ji, le Kikō-ji et le Yakushi-ji.

Ces goshuin sont remis au bureau dédié, également appelé bureau de copie des sûtras, situé à côté de la boutique de l’enceinte. Moyennant une offrande de 500 yens, ils peuvent être fournis sur une feuille séparée ou directement calligraphiés dans un carnet.
Il est également recommandé d’acheter le carnet à goshuin original du Tōshōdai-ji.

Un goshuin constitue également un beau souvenir de la visite
Un goshuin constitue également un beau souvenir de la visite

Parfaits comme souvenirs ! Les articles à acheter au Tōshōdai-ji

La boutique du Tōshōdai-ji vend non seulement des amulettes, mais aussi de nombreux autres produits.
Voici deux articles qui attirent tout particulièrement l’attention.
Tous deux conviennent parfaitement comme souvenirs de voyage ou de visite.

L’encens, étroitement lié au Tōshōdai-ji et au grand maître Ganjin

L’encens, qui permet de ressentir l’histoire et les traditions du temple, est particulièrement recommandé comme souvenir.
Le grand maître Ganjin est célèbre non seulement pour avoir transmis la culture bouddhique au Japon, mais aussi pour y avoir introduit les méthodes de composition de l’encens, les substances aromatiques et la pharmacopée chinoise.
Le Tōshōdai-ji vend les quatre encens suivants, étroitement liés à Ganjin et très appréciés des visiteurs.

Encens Tenpyō Qionghua
Un encens qui recrée le parfum du qionghua, fleur réputée de Yangzhou, patrie du grand maître Ganjin. Il se distingue par une fragrance fraîche où s’équilibrent notes rafraîchissantes et douceur
Encens Tenpyō Jinkō
Principalement composé de bois d’agar, également employé à des fins médicinales, il se caractérise par un parfum profond et raffiné
Encens au lotus du Tōshōdai-ji
Un encens incorporant des graines de lotus rouge à fleurs doubles, caractérisé par une fragrance digne alliant élégance et douceur
Encens au lotus bleu du Tōshōdai-ji
Un encens incorporant des graines de lotus bleu à fleurs simples, d’un blanc verdâtre, caractérisé par un parfum floral limpide
Faire brûler cet encens chez soi permet de se replonger dans les souvenirs du Tōshōdai-ji
Faire brûler cet encens chez soi permet de se replonger dans les souvenirs du Tōshōdai-ji

Le hōsen, réputé apporter de nombreux bienfaits

Le hōsen est un éventail fixe spécial en forme de cœur.
Il existe plusieurs théories concernant son origine, mais il s’agirait d’un éventail offert par les nonnes du Hokke-ji en mémoire des enseignements du maître Kakujō, qui restaura le temple à l’époque de Kamakura, afin de chasser les moustiques sans les tuer.
Fabriqués un à un à la main dans le temple avec du papier japonais, les hōsen du Tōshōdai-ji portent en caractères sanskrits les mantras de Senju Kannon et d’Ususama Myōō. Ils sont réputés protéger du mal, éloigner les maladies et repousser les insectes.
Chaque année, lors de l’office Uchiwa-maki organisé le 19 mai, ils sont lancés aux fidèles afin de prier pour leur santé et leur bonne fortune durant l’année.
Cette tradition du début de l’été à Nara attire de nombreux fidèles désireux d’en recevoir un et crée une atmosphère animée et festive. Ils peuvent également être achetés à la boutique en dehors de cette cérémonie.

Les hōsen sont également disponibles à la boutique en dehors de la période de l’Uchiwa-maki
Les hōsen sont également disponibles à la boutique en dehors de la période de l’Uchiwa-maki

3 sites touristiques à visiter autour du Tōshōdai-ji

Voici enfin trois sites touristiques recommandés dans les environs du Tōshōdai-ji.
Ces lieux populaires accessibles à tous permettent chacun de découvrir l’histoire, la culture et les traditions propres à Nara.
Ils sont tous très appréciés et méritent d’être associés à la visite du Tōshōdai-ji pour un voyage encore plus riche.

1. Le Yakushi-ji

Temple principal de l’école Hossō, il est inscrit au patrimoine culturel mondial en tant qu’élément des « Monuments historiques de l’ancienne Nara ».
Il fut le premier au Japon à adopter la disposition dite du Yakushi-ji, dans laquelle le kondō abritant la divinité principale occupe le centre, encadré de deux pagodes et entouré d’un corridor. Son architecture se distingue également par le style ryūgū-zukuri : l’ajout de toitures décoratives appelées mokoshi aux pavillons bouddhiques et aux pagodes donne l’impression qu’ils possèdent davantage d’étages qu’en réalité et leur confère une apparence majestueuse.

Ce temple inscrit au patrimoine mondial abrite de nombreux trésors nationaux, dont une pagode à trois étages qui conserve l’élégance de l’époque de Nara
Ce temple inscrit au patrimoine mondial abrite de nombreux trésors nationaux, dont une pagode à trois étages qui conserve l’élégance de l’époque de Nara

2. Le parc historique du palais de Heijō

Ce lieu prospéra comme capitale du Japon après le transfert de la capitale à Heijō-kyō en 710. Inspirée de Chang’an, capitale de la Chine des Tang, cette vaste cité d’environ 2 500 ha aurait compté plus de 100 000 habitants. Le palais de Heijō en constituait le cœur : il abritait la résidence de l’empereur et accueillait les activités politiques et les cérémonies.
Aujourd’hui, la porte Suzaku reconstruite, le premier Daigokuden, la porte sud de la première enceinte du Daigokuden en cours de reconstruction, le second Daigokuden et le jardin du palais oriental sont notamment aménagés et préservés au sein du parc historique du palais de Heijō.

Les vestiges d’une capitale fondée il y a environ 1 300 ans
Les vestiges d’une capitale fondée il y a environ 1 300 ans

3. Nara Kingyo Museum

Créé dans la préfecture de Nara, l’une des principales régions productrices de poissons rouges du Japon, ce musée consacré aux poissons rouges compte parmi les plus grands du pays. Installé dans le complexe commercial et touristique Mi Nara, il propose un aquarium de divertissement à la pointe de la technologie conçu par des artistes émergents.
Ses espaces originaux comprennent notamment le « JAPANESE AQUARIUM DISCO », premier aquarium au monde doté d’un bassin taillé comme un diamant, agrémenté de vitraux et de boules à facettes, ainsi que la « JAPONE Alley », où 21 ombrelles japonaises et des lumières envoûtantes recréent les rues de l’époque d’Edo et permettent d’apprécier la beauté japonaise.

Un musée inédit associant poissons rouges et art conceptuel pour stimuler les cinq sens
Un musée inédit associant poissons rouges et art conceptuel pour stimuler les cinq sens

3 restaurants populaires près du Tōshōdai-ji

Après la visite du Tōshōdai-ji chargé d’histoire, une pause reposante dans les environs est particulièrement bienvenue.
Cette sélection réunit des établissements populaires où il est facile de s’arrêter avant ou après la visite, notamment des cafés à l’atmosphère paisible et des adresses proposant des desserts préparés avec des ingrédients locaux.
Voici des établissements qui agrémenteront agréablement le voyage en complément de la découverte des temples.

1. YAMATO Craft Beer Table, restaurant de Nara Sanjō

Un restaurant exploité directement par la marque de bière artisanale Yamato Brewery.
Situé le long de l’avenue Sanjō-dōri, à proximité des gares JR de Nara et Kintetsu-Nara, il bénéficie d’un emplacement idéal pour s’y arrêter entre deux visites.
Il propose en permanence plus de dix bières artisanales soigneusement sélectionnées dans tout le Japon, dont la bière originale Hajimari no Oto, brassée dans la brasserie située devant la gare Kintetsu-Nara. La carte des plats est également variée.
Les pizzas cuites au four à environ 200 °C et les travers de porc cuits à basse température pour préserver toute leur saveur sont des plats authentiques qui s’accordent parfaitement avec les bières artisanales.

Un restaurant géré directement par la brasserie, où savourer ses bières artisanales accompagnées de plats parfaitement assortis
Un restaurant géré directement par la brasserie, où savourer ses bières artisanales accompagnées de plats parfaitement assortis

2. Yoshino Hon-kuzu Tengyokudō, restaurant principal de Nara

Fondé en 1870, cet établissement est exploité directement par Inoue Tengyokudō, producteur de véritable amidon de kudzu de Yoshino dans l’ancien village de Kuzu, à Gose, dans la préfecture de Nara.
Cette maison spécialisée dans le kudzu se dresse sur le site de l’ancienne porte ouest du Tōdai-ji, célèbre pour son Grand Bouddha, et propose des plats et des douceurs à base de kudzu.
Le restaurant principal Tengyokudō de Nara utilise du véritable amidon de kudzu de Yoshino raffiné selon la méthode Yoshino-zarashi, préservée depuis la fondation de l’établissement.
Les kuzumochi à la texture délicieusement souple et les kuzukiri lisses et moelleux sont servis fraîchement préparés.
La carte propose également divers mets, dont un tofu au sésame mettant en valeur l’élasticité du kudzu de Yoshino et un porridge de kudzu léger et équilibré.

Une maison spécialisée dans le kudzu de Yoshino, installée sur le site de l’ancienne porte ouest du Tōdai-ji, où déguster plats et douceurs à base de kudzu
Une maison spécialisée dans le kudzu de Yoshino, installée sur le site de l’ancienne porte ouest du Tōdai-ji, où déguster plats et douceurs à base de kudzu

3. IRACA COFFEE

Le parc historique du palais de Heijō est un parc national qui s’étend sur le site du palais de Heijō, l’un des principaux patrimoines historiques et culturels du Japon et un élément des « Monuments historiques de l’ancienne Nara », inscrits au patrimoine culturel mondial de l’UNESCO.
Ouverte dans le parc en mars 2018, la place de la porte Suzaku comprend cinq pavillons consacrés respectivement à l’histoire, à la culture et à la gastronomie.
IRACA COFFEE, un café proposant expressos et cafés filtre, se trouve dans le pavillon Tenpyō Umashi, consacré à la gastronomie.
Il utilise principalement des grains provenant de torréfacteurs japonais et dispose également d’une machine à latte art hautes performances, la première de ce type installée au Japon. Il propose ainsi des boissons authentiques, aussi réussies sur le plan gustatif que visuel.

Un café à savourer avec vue sur la réplique d’un navire des missions japonaises en Chine des Tang
Un café à savourer avec vue sur la réplique d’un navire des missions japonaises en Chine des Tang

3 hébergements recommandés près du Tōshōdai-ji

Voici une sélection rigoureuse d’hébergements particulièrement recommandés parmi les établissements situés autour du Tōshōdai-ji.
Chacun permet de séjourner dans une atmosphère typique de Nara et constitue une excellente base pour découvrir la région.

1. MIROKU NARA by THE SHARE HOTELS

Ouvert en septembre 2021 au bord de l’étang Araike, à l’extrémité sud du parc de Nara, cet établissement est le neuvième hôtel lifestyle de l’enseigne THE SHARE HOTELS. Le nom MIROKU provient des magnifiques contreforts montagneux de Nara et de ses cerfs, associant les sons « mi », pour beauté, et « roku », pour contreforts et cerfs, ainsi que de Miroku Bosatsu, le bouddha qui sauvera les êtres humains dans une vie future.
Son emplacement est exceptionnel, entre le parc de Nara au nord et Naramachi à l’ouest, là où se rencontrent la nature et la ville historique de Nara.
Les vues typiques de Nara sur la pagode à cinq étages du Kōfuku-ji, classée au patrimoine mondial, et sur la forêt primaire du mont Kasuga sont également remarquables.

Un hôtel lifestyle sur le thème de la coexistence à Nara
Un hôtel lifestyle sur le thème de la coexistence à Nara

2. Nara Hotel

Ouvert en 1909, soit la 42e année de l’ère Meiji, dans le parc de Nara comme « résidence officielle du Kansai ».
Fort de plus d’un siècle d’histoire, l’hôtel accueille depuis sa fondation des personnalités et des hôtes de marque japonais et étrangers.
Il se compose aujourd’hui de deux parties, le bâtiment principal et la nouvelle aile, qui offrent chacune un cadre différent aux clients.
Le bâtiment principal, qui conserve en de nombreux endroits l’apparence de l’époque de sa fondation, a été conçu par l’architecte Tatsuno Kingo.
Construit en cyprès dans le style des palais de l’époque Momoyama, il permet de ressentir l’atmosphère d’autrefois grâce notamment à ses tapis ornés de motifs hōsōge et à ses cheminées.
Construite en 1984, la nouvelle aile se distingue par ses espaces ouverts sur la nature, toutes ses chambres offrant une vue sur un luxuriant jardin japonais.

Un hôtel historique fondé il y a plus d’un siècle, pour une journée exceptionnelle dans un cadre paisible au charme intemporel
Un hôtel historique fondé il y a plus d’un siècle, pour une journée exceptionnelle dans un cadre paisible au charme intemporel

3. Hotel Tenpyo Naramachi

Situé au bord de l’étang Sarusawa, près du Kōfuku-ji, l’un des « Monuments historiques de l’ancienne Nara » inscrits au patrimoine mondial, cet hôtel-galerie a pour thème la calligraphie.
Chacune de ses 44 chambres expose des œuvres liées à Nara, notamment des poèmes waka et des extraits de rakugo calligraphiés par des moines de temples prestigieux, des conteurs de rakugo, des calligraphes et des artistes.
Fidèle à son concept d’hôtel-galerie, l’établissement présente des œuvres variées dans l’ensemble de ses espaces.
Le hall, où sont discrètement disposés paravents, casque de samouraï et espace de cérémonie du thé, évoque un musée empreint d’une atmosphère japonaise.

Un hôtel conceptuel consacré à la calligraphie, voisin du Kōfuku-ji classé au patrimoine mondial
Un hôtel conceptuel consacré à la calligraphie, voisin du Kōfuku-ji classé au patrimoine mondial

Questions fréquentes sur le Tōshōdai-ji

Q

Qui a fondé le Tōshōdai-ji ?

A

Il a été fondé en 759 par le grand maître Ganjin, un éminent moine de la Chine des Tang.

Q

Qui est Yakushi Nyorai ?

A

C’est un bouddha tenant un pot à remèdes, réputé guérir les maladies et protéger la santé du corps et de l’esprit. Maître de la Terre pure de lapis-lazuli située à l’est, il est largement vénéré comme le « bouddha de la médecine ».

Conclusion

Cet article a principalement présenté les origines et les sites incontournables du Tōshōdai-ji, ainsi que les destinations touristiques populaires des environs.
Le charme du Tōshōdai-ji réside dans son apparence évocatrice de plus de 1 300 ans d’histoire.
Dans son enceinte, l’atmosphère paisible et les paysages changeant au fil des saisons apaisent l’esprit, tandis qu’il est possible d’admirer des trésors nationaux et des biens culturels importants, notamment certains des plus anciens bâtiments du Japon et une architecture prestigieuse de style Tang.
La visite du Tōshōdai-ji et des autres « Monuments historiques de l’ancienne Nara », inscrits au patrimoine mondial, permet d’approfondir sa découverte de la culture bouddhique.
L’article suivant, qui rassemble toutes les informations nécessaires pour profiter d’un séjour à Nara, notamment les sites touristiques incontournables, les meilleures adresses gastronomiques et les hébergements recommandés, mérite également d’être consulté.

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