Hida Takayama est depuis longtemps surnommée la « petite Kyoto ». Prospère depuis l’époque d’Edo grâce au savoir-faire de ses artisans du bois et au commerce sous administration directe, la vieille ville a parfaitement conservé son charme ancien, avec ses fenêtres à treillis en bois noir.
En se promenant dans les vieilles rues, on découvre partout de petites boutiques d’artisanat typiques. Devant les brasseries de saké sont suspendues de rondes boules de cèdre, les « sugidama », qui signalent l’arrivée du nouveau saké et invitent à entrer pour déguster un saké doux et savoureux. Les senbei fraîchement grillés sont croustillants et dégagent un délicieux parfum, tandis que le « miso de Takayama », fabriqué selon des méthodes traditionnelles, est un souvenir à acheter absolument.
Après avoir bien marché, je recommande personnellement de pousser la porte de « 寿々や » (Suzuya), une adresse historique réputée. Dans une atmosphère rustique et chaleureuse, on peut y savourer une marmite fumante de shabu-shabu au bœuf de Hida. Sa graisse finement persillée fond dans la bouche après un rapide passage dans le bouillon, réchauffant à la fois le cœur et l’estomac pendant le voyage.