
Comment les Japonais profitent de l’hiver et le passent
De décembre à février, l’hiver japonais est froid et, selon les régions, enneigé : le climat est loin d’être toujours agréable. Pourtant, les Japonais qui aiment l’hiver sont étonnamment nombreux.
Et pour cause : cette saison comprend de longues vacances et regorge d’événements et de festivités attrayants.
Cet article présente concrètement comment les Japonais profitent de l’hiver et le passent.
En intégrant ces idées au programme d’un voyage au Japon, il devrait être possible de profiter encore davantage de l’hiver japonais.
Activités et voyages appréciés des Japonais en hiver
En hiver, le froid pousse également les Japonais à moins sortir, mais beaucoup sont prêts à parcourir de longues distances pour les activités et voyages présentés ci-dessous.
Pour profiter pleinement de l’hiver au Japon, pourquoi ne pas s’inspirer des activités et voyages qu’apprécient les Japonais ?
Ski et snowboard, souvent associés aux repas et aux onsen
Le Japon est non seulement enneigé, mais aussi très montagneux, et compte donc de nombreuses stations de ski.
Les moyens de transport et les routes menant aux stations sont bien aménagés. Certaines sont même rapidement accessibles depuis les zones urbaines, si bien que de nombreux Japonais pratiquent le ski ou le snowboard en hiver.
Il est également courant de séjourner près des pistes, de skier ou de faire du snowboard avec des amis ou des connaissances, puis de profiter d’un repas, de boissons alcoolisées et d’un bain dans un onsen.

Les séjours dans les onsen, idéaux en hiver
Les Japonais amateurs d’onsen en profitent toute l’année, mais beaucoup répondraient sans doute que l’hiver est la meilleure saison.
Nombreux sont ceux qui organisent un voyage hivernal spécialement pour les onsen, dont l’eau chaude pénètre le corps refroidi et le réchauffe en profondeur.
Un séjour classique consiste à loger dans un ryokan et à profiter tranquillement de ses bains thermaux.
Ensuite, un repas japonais composé d’ingrédients raffinés comme le sashimi ou le bœuf wagyu est servi dans la chambre du ryokan.
Beaucoup apprécient ainsi les séjours hivernaux dans les onsen pour leur rythme paisible.

Les illuminations hivernales et leurs paysages féeriques de lumière
De nombreux événements d’illuminations ont lieu en hiver au Japon et sont devenus incontournables pendant cette saison.
Beaucoup de Japonais associent d’ailleurs spontanément les illuminations à l’hiver.
Les événements japonais sont donc d’une ampleur considérable : le spectacle de villes ou de parcs à thème entiers scintillant de lumières peut être saisissant.
Parmi les nombreuses illuminations du Japon, voici trois événements particulièrement populaires.
1. Marunouchi Illumination
Organisé depuis plus de 20 ans, « Marunouchi Illumination » est devenu une tradition hivernale du quartier de Marunouchi.
L’événement se concentre sur Marunouchi Naka-dori, l’artère principale du quartier, bordée de boutiques de marques réputées sur environ 1,2 km.
Quelque 1,2 million d’ampoules LED sont installées sur environ 340 arbres d’alignement entre le Tokyo Kotsu Kaikan, devant la gare de Yurakucho, et Otemachi Naka-dori, puis allumées simultanément.
Pendant l’événement, non seulement l’avenue, mais tout le quartier scintille d’une couleur champagne doré véritablement féerique.

2. Yomiuriland Jewellumination
Situé à cheval sur Inagi, dans la métropole de Tokyo, et Kawasaki, dans la préfecture de Kanagawa, Yomiuriland est un parc d’attractions historique emblématique de Tokyo.
Facile d’accès, il se trouve à environ 30 minutes de Shinjuku en train. Outre ses nombreuses attractions, il propose une piscine en été et des illuminations en hiver, permettant aux petits comme aux grands de s’y divertir toute l’année.
En hiver s’y tient « Jewellumination », l’un des grands événements d’illuminations du Japon.
Il est conçu par Motoko Ishii, créatrice lumière de renommée mondiale qui a également réalisé l’éclairage de la tour Eiffel et de la tour de Tokyo.
Pendant l’événement, tout le parc est illuminé et baigne dans une atmosphère féerique.

3. Osaka Festival of the Lights – Midosuji Illumination
« Osaka Festival of the Lights », qui pare les nuits d’Osaka d’une splendeur féerique, s’articule autour de deux programmes majeurs : « Midosuji Illumination », organisé sur Midosuji, l’avenue principale d’Osaka, et « OSAKA Hikari-Renaissance », organisé à Nakanoshima, symbole de la cité aquatique d’Osaka.
En janvier 2015, Midosuji a été homologuée comme record mondial de « l’avenue comptant le plus grand nombre d’arbres illuminés ».

Les festivals de la neige, une expérience propre au Japon enneigé
Les « festivals de la neige » proposent des expositions et des activités consacrées à la neige.
Organisés dans des régions très enneigées comme Hokkaido ou Niigata, ils permettent de vivre diverses expériences dans un cadre mystérieux propre à l’hiver japonais.
Ces festivals constituent aussi l’une des raisons pour lesquelles les Japonais visitent les régions très enneigées en hiver.
Voici quelques-uns des plus célèbres : ils méritent une visite lors d’un voyage hivernal au Japon.
1. Festival de la neige de Sapporo
Comptant parmi les trois plus grands festivals de neige au monde, le Festival de la neige de Sapporo est une célébration de la neige et de la glace née en 1950, lorsque des lycéens locaux installèrent six sculptures de neige dans le parc Odori.
Il se tient aujourd’hui début février sur trois sites : Odori, Susukino et Tsudome.
Cet événement hivernal majeur de Sapporo attire environ deux millions de visiteurs japonais et étrangers.

2. Festival de la neige de Tokamachi
Le Festival de la neige de Tokamachi est un événement hivernal organisé dans la ville de Tokamachi, dans la préfecture de Niigata.
Les « œuvres d’art en neige » réalisées à la main par les habitants et le féerique « carnaval sur neige », spectacle de son et lumière donné sur une immense scène de neige, sont incontournables.
Des stands gastronomiques et des activités permettant de profiter de la neige complètent les nombreux attraits du festival.
Né de l’idée de « faire de la neige une amie et s’en réjouir » ainsi que des efforts des habitants, il s’agit du plus grand événement hivernal de la côte de la mer du Japon.

3. Kamakura de Yokote (Festival de la neige de Yokote)
Le « kamakura », qui consiste à installer un autel consacré à la divinité de l’eau dans un abri de neige, est une cérémonie traditionnelle du Petit Nouvel An transmise dans des régions comme Akita et Niigata.
Organisé chaque année les 15 et 16 février à Yokote, célèbre pour être l’une des régions les plus enneigées du Japon, le Festival des kamakura compte parmi les cinq grands festivals de neige du Michinoku et possède environ 450 ans d’histoire.

Noël, un moment romantique à deux
Noël, qui célèbre la naissance du Christ, donne également lieu à de nombreux événements partout au Japon et constitue une date importante pour les Japonais.
Cependant, beaucoup ne l’envisagent guère comme une célébration de cette naissance, mais plutôt comme une journée où les couples passent un moment romantique.
De nombreux événements de Noël sont donc romantiques, et les rues se remplissent de couples.
Beaucoup vont dans un restaurant raffiné, admirent des illuminations ou s’échangent des cadeaux.
Les célibataires peuvent alors se sentir exclus, au point qu’est apparu le mot « kuribocchi », qui désigne le fait de passer Noël seul.

5 sites touristiques aux magnifiques paysages enneigés
Selon les régions, la neige s’accumule en hiver et crée des paysages féeriques dans tout le Japon.
Les régions de la côte de la mer du Japon, notamment Aomori et Akita, figurent parmi les plus enneigées du pays et offrent des paysages de neige non seulement féeriques, mais véritablement saisissants.
Voici une sélection de sites touristiques particulièrement appréciés des Japonais parmi les panoramas exceptionnels propres à l’hiver japonais.
Lors d’un voyage au Japon en hiver, ces lieux méritent assurément une visite.
1. Les monstres de neige de Zao
Situé dans la préfecture de Yamagata, Zao est l’une des plus grandes stations de montagne du Tohoku. En hiver, de nombreux visiteurs s’y rendent pour les sports d’hiver, mais aussi pour ses « juhyo », des arbres recouverts de neige et de glace.
Ces formations apparaissent lorsque le gel et la neige s’accumulent à plusieurs reprises sur les feuilles et les branches des sapins de Maries (nom scientifique : Abies mariesii) qui poussent dans les environs.
Comme elles ne se forment que lorsque des conditions particulières de température, de direction du vent et d’enneigement sont réunies, elles constituent un spectacle rare, visible uniquement dans certaines zones montagneuses de la chaîne d’Ou.

2. Shirakawa-go (village de maisons gassho-zukuri)
Shirakawa-go est une belle région qui conserve encore aujourd’hui les paysages ruraux traditionnels du Japon. Elle abrite le plus grand nombre de bâtiments de style gassho-zukuri, avec actuellement plus d’une centaine de maisons de tailles diverses (en 2016).
Il s’agit du plus grand village gassho du Japon, classé secteur national de préservation des ensembles de bâtiments traditionnels.
En 1995, il a été inscrit au patrimoine culturel mondial comme « exemple éminent d’un type de construction ou d’ensemble architectural ou technologique ou de paysage illustrant une ou des périodes significative(s) de l’histoire humaine ».
La neige peut y dépasser 2 m d’épaisseur et, en hiver, les maisons gassho-zukuri comme les paysages ruraux se couvrent entièrement de blanc.
Après le coucher du soleil, leur mise en lumière offre un spectacle féerique.

3. Ginzan Onsen
Cette station thermale s’est développée parallèlement à l’exploitation de la mine d’argent de Nobesawa, prospère à l’époque d’Edo.
Les reliefs colorés appelés kote-e qui ornent les élégantes façades des ryokan valent également le détour, tandis que la station compte des bains de pieds et des bains publics. Ses eaux thermales sulfureuses présentent une légère saveur salée. Elles sont notamment réputées bénéfiques contre les maladies de peau, les troubles gynécologiques et la sensibilité au froid.
C’est en hiver que Ginzan Onsen offre son plus beau paysage.
Les lumières orangées des réverbères à gaz éclairent la station thermale enneigée et créent une atmosphère nostalgique.
De nombreux visiteurs viennent en hiver admirer cette station sous la neige, empreinte du romantisme de l’ère Taisho.

4. Kenroku-en
Comptant parmi les trois plus beaux jardins du Japon, ce jardin de promenade fut aménagé pendant environ 180 ans par les seigneurs successifs du clan Maeda de Kaga.
Contrairement aux jardins conçus pour être contemplés assis depuis une pièce d’un palais ou un shoin, un jardin de promenade s’apprécie en parcourant l’ensemble du terrain.
Étangs, ruisseaux sinueux et collines artificielles parsèment son vaste domaine d’environ 114 380 m², conçu pour être admiré en faisant halte en différents endroits.
Le jardin offre de beaux paysages à chaque saison, mais son univers entièrement blanc sous la neige est particulièrement remarquable.
Les arbres munis de « yukitsuri », des cordages qui les protègent du poids de la neige, sont un spectacle propre à l’hiver au Kenroku-en.

5. L’allée de métaséquoias
Le long de la route préfectorale Koaraji-Makinozawa, environ 500 métaséquoias bordent de part et d’autre une route rectiligne de 2,4 km, appelée « allée de métaséquoias ».
Cette voie d’accès au plateau de Makino offre un panorama exceptionnel sur l’allée et, au loin, les montagnes de Nosaka.
En 1994, elle a également été sélectionnée parmi les « cent nouveaux plus beaux paysages d’arbres d’alignement du Japon ».
Les métaséquoias et toute la région recouverts de neige composent un panorama véritablement exceptionnel.
Un paysage romantique digne d’une scène de série ou de film se déploie alors.

Les petits plaisirs hivernaux des Japonais
À une échelle plus modeste que les événements, activités et voyages présentés jusqu’ici, voici des plaisirs hivernaux japonais plus étroitement liés au quotidien.
Se précipiter pour acheter des fukubukuro
La période du Nouvel An étant aussi celle des soldes, les magasins organisent de grandes promotions. De nombreux Japonais se consacrent donc aux achats pendant cette période.
Les fukubukuro en constituent l’un des grands attraits.
Ces « sacs porte-bonheur » opaques sont remplis de produits dont le contenu reste inconnu jusqu’à l’ouverture, ce qui crée une agréable excitation.
Leurs origines remonteraient à l’époque d’Edo (1603-1868) : il s’agit en réalité d’une méthode de vente ancienne.
Lors d’une séance de shopping au Japon pendant les fêtes de fin d’année, pourquoi ne pas tenter l’expérience ?

Regarder l’Ekiden de Hakone
L’Ekiden de Hakone, organisé les 2 et 3 janvier, fait également partie des plaisirs du Nouvel An.
Lors de cette compétition d’athlétisme, des étudiants d’universités de la région du Kanto courent en relais et rivalisent au chronomètre. Pour de nombreux Japonais, passer tranquillement le Nouvel An à regarder l’Ekiden de Hakone à la télévision ou aller encourager les coureurs sur place est devenu une tradition.

Acheter des billets de la loterie Jumbo de fin d’année
À l’approche de la fin de l’année, des billets de loterie sont mis en vente, et de nombreux Japonais attendent avec impatience la « loterie Jumbo de fin d’année », dont les résultats sont annoncés le 31 décembre.
Les gains sont élevés : le premier prix dépasse largement les 100 millions de yens.
L’importance des gains et l’annonce des résultats le soir du réveillon en font un plaisir hivernal pour beaucoup.

Que représentent le réveillon du Nouvel An et le Nouvel An pour les Japonais ?
Pour comprendre comment les Japonais passent l’hiver et en profitent, il est essentiel de connaître le réveillon du Nouvel An et le Nouvel An.
Cette période correspondant aussi à de longues vacances, beaucoup l’attendent avec impatience.
Omisoka désigne le 31 décembre, tandis que le shogatsu correspond à la période du 1er au 7 janvier.
À l’origine, il s’agissait d’une cérémonie visant à remercier les ancêtres et à honorer leurs esprits, qui serait ensuite devenue une célébration destinée à accueillir la divinité des récoltes et à souhaiter une année fertile.
Cette tradition ancienne aurait déjà existé à l’époque de Heian (794-1185).
Aujourd’hui, sa dimension religieuse s’est estompée et cette période est devenue un moment de détente à la maison avec les êtres chers, comme la famille ou le partenaire.
Voici comment les Japonais passent généralement le réveillon et le Nouvel An, ainsi que les coutumes anciennes qui les accompagnent.
Comment se passent généralement le réveillon et le Nouvel An
Le soir du 31 décembre, il est courant de rentrer tôt et de se détendre chez soi en famille ou en couple.
On regarde le Kohaku Uta Gassen de la NHK, une émission musicale diffusée chaque année le soir du réveillon, tout en dégustant un dîner un peu plus somptueux que d’ordinaire.
Lorsque la faim revient, on mange des soba du Nouvel An, puis on passe tranquillement le reste de la soirée à discuter ensemble.
À l’approche de minuit, chacun exprime sa gratitude pour l’année écoulée, puis échange ses vœux dès le passage au Nouvel An.
Du 1er au 3 janvier, la politesse veut que l’on présente ses vœux aux proches et aux personnes envers lesquelles on a une dette de reconnaissance.
Cette tournée de vœux est appelée « nenshi-mawari ». Il est fréquent de partager également un repas chez les personnes visitées.
Comme il apparaît sans doute désormais, pour les Japonais d’aujourd’hui, le réveillon et le Nouvel An sont une période de repos passée tranquillement avec leurs proches, autour de nombreux plats savoureux.
Certains prennent même rapidement du poids à cette occasion, phénomène appelé « shogatsu-butori », ou prise de poids du Nouvel An.
Bien entendu, les habitudes varient selon les régions et les familles, mais de nombreux Japonais passent cette période de la manière décrite ici.

Les coutumes anciennes du réveillon et du Nouvel An
À première vue, le réveillon et le Nouvel An peuvent sembler n’être que de simples vacances.
Pourtant, de nombreuses coutumes anciennes subsistent dans la manière de les célébrer.
Voici les plus représentatives de celles qui perdurent aujourd’hui.
1. Toshikoshi soba
Manger des soba le soir du 31 décembre, une coutume appelée « toshikoshi soba », est une tradition ancienne.
Plusieurs théories expliquent son origine, mais il ne fait aucun doute qu’elle vise à attirer la bonne fortune.
La longueur et la résistance des nouilles symboliseraient la longévité ; elles permettraient aussi de rompre avec les épreuves et les malheurs de l’année avant d’accueillir la nouvelle.
Il n’existe aucune règle précise concernant les ingrédients ou l’assaisonnement : selon les régions et les familles, les garnitures varient et les soba sont servies chaudes ou froides.

2. Joya no kane
Le « joya no kane », qui consiste à faire sonner 108 fois la grande cloche d’un temple entre le soir du 31 décembre et le 1er janvier, est une coutume qui remonte à l’époque de Kamakura (1185-1333).
Faire retentir la cloche autant de fois qu’il existe de désirs terrestres permet symboliquement de s’en libérer pour l’année écoulée et d’accueillir la nouvelle année avec un esprit renouvelé.
Les temples étant présents partout au Japon et leurs cloches souvent audibles depuis chez soi, le son du joya no kane est devenu caractéristique du réveillon et du Nouvel An japonais.

3. Manger de l’osechi le jour de l’An
L’« osechi ryori » est consommé le jour de l’An pour célébrer la nouvelle année.
Des aliments à la signification symbolique sont disposés selon des règles précises dans des boîtes superposées à deux ou trois étages. Dans d’autres cultures culinaires, cet ensemble se rapprocherait d’un repas composé de plusieurs plats.
L’osechi réunit des mets et ingrédients porte-bonheur : les haricots noirs expriment le souhait de vivre en bonne santé au point de bronzer et noircir au soleil, tandis que les crevettes, symboles de longévité, représentent le souhait d’une longue vie.

4. Décorations du Nouvel An
À la fin de l’année, les maisons japonaises sont décorées notamment de « kadomatsu », composés de pin et de bambou.
Le fait d’exposer des objets réputés de bon augure, comme les kadomatsu, est appelé « shogatsu-kazari ». Ces décorations serviraient de repères pour accueillir la divinité du Nouvel An et l’inviter à séjourner dans la maison.
Cette coutume ancienne perdure, et de nombreux foyers installent encore des décorations du Nouvel An pendant les fêtes de fin d’année.

5. Hatsumode
La première visite de l’année dans un sanctuaire shinto ou un temple bouddhique est appelée « hatsumode » et se distingue des visites ultérieures.
Le hatsumode est également une coutume à laquelle les Japonais accordent depuis longtemps une grande importance.
Cette première visite a souvent lieu entre le 1er et le 7 janvier afin d’exprimer sa gratitude pour l’année écoulée et de souhaiter que la nouvelle soit heureuse.
L’omikuji tiré à cette occasion est considéré comme important, car il prédit la fortune de l’année.

5 spécialités souvent consommées par les Japonais en hiver
Les Japonais dégustent de nombreux mets savoureux pendant le réveillon et le Nouvel An.
Mais quels plats mangent-ils concrètement ?
Voici des spécialités souvent consommées en hiver.
1. Oden
L’oden est un plat japonais composé de divers ingrédients, comme du chikuwa et des œufs, longuement mijotés dans un bouillon dashi préparé notamment avec du kombu et de la bonite.
Manger un oden brûlant pendant le froid hivernal permet de sentir la chaleur et la saveur du bouillon et des ingrédients se diffuser dans tout le corps.
Il s’accorde aussi parfaitement avec le saké, et beaucoup se réchauffent en associant les deux.
Les variations régionales du bouillon et des ingrédients constituent un autre aspect intéressant.
Souvent consommé à la maison, l’oden est également vendu à emporter dans les konbini en hiver et mérite d’être goûté.

2. Plats mijotés en marmite
En hiver, les familles mangent plus souvent des plats mijotés en marmite.
Cette catégorie recouvre une grande diversité d’assaisonnements, à base de dashi, de sauce soja ou de sel, ainsi que de nombreux ingrédients.
Les Japonais en consomment fréquemment, car ils réchauffent le corps pendant les froides journées d’hiver.

3. Sukiyaki
Les Japonais mangent également souvent du sukiyaki en hiver, un plat proche des préparations en marmite.
Il consiste à faire cuire du bœuf, des poireaux, du tofu grillé et d’autres ingrédients dans un bouillon appelé « warishita », à base de sauce soja, de saké et de sucre.
Son assaisonnement et son mode de préparation varient selon les régions, mais il est consommé en hiver dans tout le pays.

4. Crabe
Bien que le crabe soit savoureux toute l’année, les Japonais l’associent fortement aux saveurs hivernales.
Beaucoup ont donc l’habitude d’en manger pendant les fêtes de fin d’année.
Cette pratique a des origines historiques.
Le crabe se détériore rapidement et, à l’époque d’Edo, en l’absence de techniques de réfrigération, il était difficile de le commercialiser comme aliment en été. Il était donc pêché et vendu à des fins alimentaires en hiver.
Les techniques de réfrigération permettent bien sûr aujourd’hui d’en manger en été, mais son image de saveur hivernale reste profondément ancrée.

5. Mochi
Le mochi est particulièrement consommé pendant les fêtes de fin d’année.
On le mange dans l’ozoni, grillé avec de la sauce soja, enrobé de kinako ou nappé de sauce mitarashi, parmi de nombreux assaisonnements possibles.
Les Japonais sont si nombreux à aimer le mochi qu’après les fêtes, il est courant d’entendre au travail : « J’ai grossi parce que j’ai mangé trop de mochi au Nouvel An ».

Comment les Japonais s’habillent-ils en hiver ?
Malgré des températures moyennes variables selon les régions, les Japonais portent souvent un pull et une doudoune en hiver.
Les trains, centres commerciaux et logements étant chauffés, ils superposent aussi plusieurs vêtements afin de pouvoir les enlever ou les remettre pour ajuster leur confort thermique.
Ainsi, si les doudounes sont courantes, peu de Japonais portent de longues doudounes, plus difficiles à retirer et à remettre.

10 anecdotes pour mieux profiter de l’hiver japonais
Pour finir, voici dix anecdotes qui permettront de profiter encore davantage de l’hiver au Japon.
- Le plus grand enneigement jamais observé au monde a été enregistré au mont Ibuki, dans la préfecture de Shiga. Cette hauteur de 11,82 m est inscrite au Guinness des records.
- Les trois villes connaissant les plus fortes chutes de neige annuelles au monde se trouvent au Japon, et environ la moitié du territoire japonais est classée comme zone de fort enneigement. Le Japon compte donc parmi les pays les plus enneigés au monde.
- La neige porte de nombreux noms : « sasameyuki » pour celle qui tombe en petits flocons légers, « haiyuki » pour celle qui voltige comme de la cendre ou « konayuki » pour la neige fine et poudreuse.
- En Occident, les bonshommes de neige sont formés de trois boules rondes, tandis qu’au Japon ils n’en comptent généralement que deux.
- Boire du saké en regardant tomber la neige est appelé « yukimizake ». Il existe une tradition consistant à contempler les chutes de neige en dégustant du saké chaud.
- Selon des données publiées par l’Agence nationale de la police en 2009, le hatsumode a comptabilisé 99,39 millions de visites. Bien que les personnes s’y rendant plusieurs fois soient comptées à chaque visite, ce chiffre reste considérable.
- La coutume de boire de l’amazake au Nouvel An perdure depuis longtemps. Cette boisson est réputée non seulement protéger des maladies et des accidents toute l’année, mais aussi améliorer la fortune générale. Elle est souvent vendue dans l’enceinte des sanctuaires et des temples lors du hatsumode.
- Les premiers fukubukuro auraient été vendus à l’époque d’Edo. Baptisés « sacs Ebisu », ils contenaient un assortiment de petites chutes de soie et devinrent populaires dans toute la ville d’Edo.
- Le « kotatsu » est une table chauffante recouverte d’une couette. Beaucoup ont du mal à en sortir, et certains finissent même par s’y endormir et attraper froid…
- La consommation de glaces augmente en hiver et elle est également élevée dans les régions froides. Cela s’expliquerait par le grand nombre de personnes qui aiment en manger dans une pièce chauffée ou sous un kotatsu.
Questions fréquentes sur l’hiver au Japon
Q
De quand à quand dure l’hiver au Japon ?
De décembre à février.
Q
Comment les Japonais s’habillent-ils en hiver ?
Il est difficile de généraliser en raison des écarts de température entre les régions et des préférences personnelles, mais beaucoup superposent plusieurs vêtements faciles à enlever et à remettre.
Conclusion
Cet article a présenté comment les Japonais passent l’hiver et en profitent.
Il aura permis de mieux découvrir les charmes de l’hiver japonais.
Lors d’un voyage au Japon, ces idées pourront servir de référence pour profiter pleinement du pays en hiver.