Lors de mon voyage à Miyajima, j'avais déjà beaucoup entendu parler de ce restaurant extrêmement populaire, réputé comme le summum de la cuisine aux huîtres : Kakiya. Après avoir fait la queue pour y goûter, j'ai parfaitement compris pourquoi il bénéficiait d'aussi bonnes évaluations et d'une telle réputation !
Dès l'arrivée, la façade traditionnelle du bâtiment japonais en bois dégage une impression à la fois chaleureuse et professionnelle. Aux heures de repas, il faut forcément faire un peu la queue, mais le placement et la prise de commande sont très efficaces. Une fois installés, nous avons directement commandé leur spécialité, le « menu Kakiya », qui réunit des huîtres préparées de différentes façons.
Le plus impressionnant reste cette assiette de grosses huîtres en coquille fraîchement grillées ! Elles sont servies encore fumantes et parfumées au charbon. Dès la première bouchée, l'extérieur légèrement grillé contraste avec une chair généreuse et juteuse, et toute la saveur douce et fraîche de la mer explose instantanément en bouche. Leur fraîcheur est exceptionnelle, sans la moindre odeur désagréable. Outre les huîtres grillées, le menu comprend aussi des huîtres frites, du riz aux huîtres, des huîtres au vinaigre et une soupe miso aux huîtres : un véritable et somptueux « festin tout huître ».
Le riz aux huîtres est particulièrement réussi : les grains ont absorbé toute la richesse des saveurs marines et sont très parfumés. Quant aux huîtres frites, leur panure est croustillante sans être grasse ; elles sont croustillantes à l'extérieur, tendres à l'intérieur et gardent tout leur jus. Chaque plat témoigne des exigences très élevées du restaurant en matière de qualité et de fraîcheur des ingrédients. Le prix est certes un tout petit peu élevé pour de la restauration rapide, mais pour les amateurs de fruits de mer, c'est assurément une expérience haut de gamme qui vaut largement son prix. Je recommande vivement d'ajouter Kakiya à votre liste pour le déjeuner ou le dîner lors d'une visite à Miyajima. Satisfaction garantie, avec des saveurs qui restent longtemps en mémoire !
Kakiya (Miyajima) | Avis de Jk
Autres avis de Jk
-
Meiji-jingū
Le sanctuaire Meiji-jingū a été fondé en 1920 pour vénérer l’empereur Meiji et son épouse, l’impératrice Shōken. Il comprend principalement le jardin intérieur, un lieu pur et solennel abritant notamment le sanctuaire principal et le jardin impérial, ainsi que le jardin extérieur, qui possède de nombreuses installations sportives remarquables, dont la Galerie de peintures commémorative Meiji, et le Meiji Kinenkan, un complexe dédié aux cérémonies de mariage.
En quittant les rues animées autour de la gare de Harajuku, il suffit de tourner au coin de la rue et d’entrer dans Meiji-jingū pour avoir l’impression que le monde entier passe soudainement en mode silencieux ! La circulation et le brouhaha de la ville restent instantanément derrière soi, remplacés par une végétation dense qui cache le ciel et par le crissement des pas sur le chemin de gravier. L’air est rempli d’odeurs d’herbe et de bois qui donnent envie de respirer profondément, et tout le corps se détend complètement.
La première chose qui impressionne, c’est l’immense torii dressé sur l’allée menant au sanctuaire ! Entièrement construit avec d’énormes troncs massifs, il dégage, lorsqu’on lève les yeux depuis sa base, une puissance monumentale absolument écrasante. La partie supérieure des piliers est ornée du chrysanthème doré à seize pétales de la famille impériale japonaise, qui brille au milieu de la forêt verdoyante et lui donne une apparence encore plus solennelle et mystérieuse. Rien qu’en prenant une photo dessous, on paraît minuscule et on ressent aussitôt l’aura extraordinaire de l’entrée du domaine sacré.
En avançant tranquillement sur la large allée de gravier, l’élément le plus spectaculaire au bord du chemin, devant lequel tout le monde s’arrête forcément pour mitrailler de photos, est sans aucun doute l’impressionnant mur de tonneaux de saké offerts au sanctuaire ! Des centaines de tonneaux japonais entourés de cordes de paille et décorés de magnifiques calligraphies et motifs portant des noms comme « Sakura Masamune », « Ozeki » ou « Umenoyado » sont parfaitement empilés sur plusieurs niveaux pour former un immense mur. Son atmosphère de fête traditionnelle japonaise est incroyablement photogénique : il suffit de se placer légèrement de biais pour jouer avec la perspective, et chaque photo devient un superbe cliché incontournable !
Après avoir traversé l’allée et atteint la porte principale du sanctuaire, la « Minami-shinmon », on ne peut qu’admirer la majesté de cette porte en bois à double toiture ! Sa structure en bois sombre, ses avant-toits relevés et ses consoles à l’allure sobre et imposante lui donnent une présence extrêmement solennelle sous le ciel bleu et les nuages blancs. Une fois le seuil franchi, on découvre une vaste cour intérieure d’une grande pureté. Au centre se trouve le sanctuaire principal consacré à l’empereur Meiji et à l’impératrice Shōken, tandis qu’à côté se dressent les immenses « camphriers du couple », verdoyants symboles d’une union heureuse. Joindre les mains, applaudir et prier dans la brise fraîche, puis tirer un « Ōmikokoro » propre à Meiji-jingū, un poème divinatoire sans distinction entre bonne et mauvaise fortune et porteur d’une réflexion sur la vie, donne l’impression que l’âme entière a été doucement purifiée.
Cette forêt artificielle cachée au cœur du quartier le plus branché de Tokyo est non seulement immense et couverte d’arbres, mais elle associe aussi à la perfection la solennité du shintoïsme traditionnel japonais au pouvoir apaisant de la nature. Que l’on souhaite fuir la jungle de béton pour prendre un bain de forêt ou admirer de ses propres yeux l’immense torii en bois et l’imposant mur de tonneaux de saké, Meiji-jingū est assurément un lieu sacré exceptionnel qui continue d’émerveiller à chaque visite à Tokyo, quel que soit le nombre de fois où l’on y revient ! -
-
Bâtiment Marunouchi de la gare de Tokyo
Porte d’entrée du Japon, la gare de Tokyo a été mise en chantier en mars 1908, durant la 41e année de l’ère Meiji, et inaugurée en décembre 1914, durant la 3e année de l’ère Taishō. Elle a été conçue par Tatsuno Kingo, pionnier de l’architecture moderne japonaise.
Dès que la nuit tombe, le bâtiment en briques rouges du côté Marunouchi de la gare de Tokyo se transforme directement en l’emblème centenaire le plus éblouissant et le plus féerique de toute la ville ! Il suffit de monter sur la terrasse panoramique d’un immeuble voisin et de regarder en contrebas pour voir le majestueux bâtiment classique de la gare de Marunouchi déployer une splendeur incomparable, soulignée par une chaleureuse lumière jaune orangé. Sous le ciel nocturne bleu foncé, les dômes octogonaux anciens et les fenêtres en arc des façades de briques sont étroitement entourés par les gratte-ciel modernes qui se dressent à l’arrière-plan, illuminés de lueurs blanc argenté. Le contraste saisissant entre le romantisme classique et rétro des ères Meiji et Taishō d’un côté, et la silhouette ultramoderne de la métropole de l’autre, ressemble à un coffret à bijoux spatio-temporel renversé : c’est tellement beau qu’on ne veut même plus cligner des yeux !
Une fois sur la place, lorsqu’on lève les yeux vers le bâtiment, la finesse des détails est encore plus stupéfiante ! Minutieusement restaurés, les murs de briques rouges prennent sous les lampadaires et les projecteurs une teinte rouge sombre, chaleureuse et profonde. Les corniches symétriques en pierre blanche, les colonnes aux ornements classiques et les pointes des paratonnerres qui dominent les dômes dégagent à chaque angle une présence calme, imposante et majestueuse. Les encadrements rétro en bois des fenêtres, éclairés un à un d’une lumière chaude, donnent l’impression qu’un gentleman vêtu d’un costume d’époque pourrait franchir les portes à tout moment. Dans la nuit, tout le bâtiment ressemble à un musée centenaire bien vivant. En cherchant le bon angle dans la brise légèrement fraîche de la place, chaque pression sur le déclencheur produit une photo digne d’une carte postale haut de gamme.
Après avoir admiré l’imposant paysage nocturne extérieur, une fois entré dans le hall nord ou sud de Marunouchi, il ne faut surtout pas oublier de renverser la tête aussi loin que possible ! Le haut plafond du dôme octogonal est un véritable temple de l’art. La coupole jaune pâle est élégamment divisée par une charpente rayonnante en bois sombre, et chaque angle est orné d’immenses aigles blancs sculptés, les ailes déployées comme s’ils allaient s’envoler, ainsi que de délicats reliefs géométriques. Les éclairages directs et indirects illuminent tout le dôme d’une lumière douce et sacrée. Debout au milieu du flot incessant des voyageurs, en contemplant cette magnifique coupole qui, après avoir été ravagée par la guerre, a miraculeusement reparu sous les yeux du monde, on ressent un choc qui n’a absolument rien à envier à la visite d’une majestueuse cathédrale européenne !
Et la gare de Tokyo ne se limite pas à un endroit où prendre des photos : c’est aussi un château labyrinthique souterrain regorgeant de délices et de surprises ! Les galeries commerciales souterraines « First Avenue » et « GRANSTA » sont aussi animées qu’une ville qui ne dort jamais. Elles réunissent les meilleurs restaurants de ramen de tout le Japon, avec leurs files d’attente, des gourmandises croustillantes tout juste sorties du four, des spécialités à rapporter en souvenir et toutes sortes de boutiques consacrées à des personnages d’anime en édition limitée. Qu’on porte de grands sacs remplis de pâtisseries très populaires fraîchement achetées ou qu’on aspire à grandes gorgées un bol de ramen fumant et délicieusement parfumé, chaque seconde procure un immense sentiment de réconfort et de satisfaction.
Depuis la terrasse en hauteur, où l’on contemple le paysage nocturne des briques rouges scintillant comme une galaxie, jusqu’à la promenade sur la place pour admirer de près les lignes architecturales rétro et élégantes, puis à l’intérieur de la gare où l’on lève les yeux vers l’époustouflant dôme octogonal aux aigles en plein vol, la gare de Tokyo associe à la perfection le poids d’un siècle d’histoire au rythme ultramoderne de la ville. Ce n’est pas seulement le point de départ et d’arrivée d’innombrables voyages, mais aussi un lieu exceptionnel et incontournable où il suffit d’entrer pour tomber profondément amoureux du charme des nuits de Tokyo ! -
-
Sanctuaire Kameari Katori-jinja
Ce sanctuaire se trouve à environ 300 m au sud-est de la gare JR de Kameari, au-delà de la grande avenue Kannana-dori. Le torii visible depuis cette avenue marque l’accès secondaire : sans le franchir, longer la route par la droite et entrer par l’accès principal du côté du grand centre commercial ARIO. Les deux tortues gardiennes de part et d’autre du torii servent de repère.
À Kameari, dans l’arrondissement de Katsushika à Tokyo, il suffit d’apercevoir au carrefour l’imposante et majestueuse stèle en pierre « sanctuaire Katori » et le torii de pierre pour que l’âme de fan d’anime et le radar à lieux de pèlerinage s’activent instantanément ! C’est ici que Kankichi Ryotsu, du manga ultra-culte « Kochikame », adore traîner. En entrant, on a vraiment l’impression de plonger en une seconde dans une scène du manga !
Après avoir franchi le grand torii blanc qui s’élève très haut, on découvre de vieux arbres majestueux de part et d’autre de l’allée et un chemin pavé qui mène jusqu’au bâtiment principal au toit vert, le tout dans une atmosphère typique des vieux quartiers populaires japonais, calme malgré l’agitation environnante. Mais ce qui rendra les fans complètement fous, ce sont sans aucun doute les produits dérivés en édition limitée exposés dans la vitrine du bureau du sanctuaire ! En levant les yeux, on découvre pas moins de trois modèles d’ema exclusivement consacrés à Kankichi Ryotsu. Ses célèbres gros sourcils noirs qui se rejoignent, son large sourire plein d’assurance et des inscriptions comme « chance et bonheur » ou « victoire assurée » : son expression comique débordante d’énergie fait immédiatement sourire !
Acheter un ema de Ryotsu, y inscrire un vœu et l’accrocher au support à prières, puis passer au pavillon de culte pour prier afin d’attirer la chance et de garder les jambes en bonne santé : cette combinaison parfaite entre pèlerinage sur les lieux d’un anime et visite traditionnelle d’un sanctuaire est vraiment très satisfaisante. Partout dans l’enceinte, les souvenirs de Ryotsu reviennent en force. À la fois paisible et pleine de joie, c’est vraiment une étape photo exceptionnelle à ne pas manquer à Kameari ! -









